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Article des Nouvelles

· DOSSIER

[DOSSIER] Un moteur économique

Grâce à nos ports, ce sont des filières entières, comme la pêche, qui profitent du développement de services adaptés à leurs besoins. Les ports favorisent aussi l'emploi. Avec 16 % des emplois du territoire, une moyenne de 210 emplois créés par an, le secteur maritime est l’un des principaux moteurs économiques de l'agglomération.


L'emploi et le secteur maritime en chiffres :
     - 14 000 emplois dans le maritime
     - 16% des emplois du territoire
     - 210 emplois créés par an
     - 24 entreprises de plus de 50 salariés

 

Cette prépondérance du secteur maritime sur notre bassin d'emploi ressort d’une récente étude de l’Audélor (1)  parue en septembre 2017. « L’économie maritime est stratégique pour l’économie locale et représente un segment majeur », pointe Gilles Poupard, directeur à l’Agence d’urbanisme et de développement économique du Pays de Lorient. Si l’économie maritime induit un périmètre plus large que celle des strictes activités portuaires, elle y est intimement liée. « L’ensemble de  l’économie maritime existe grâce aux ports, souligne Tristan Douard, vice-président de Lorient Agglomération. Par exemple, c’est la pêche qui génère l’activité des produits de la mer, même si les deux ne sont pas liés directement. » De même, le nautisme et la plaisance, avec leurs 3 000 places de port, génèrent de nombreuses activités comme l’entretien, les services, l’accastillage... « C’est l’un des bassins de navigation les plus importants en Bretagne. » 
 

La filière nautique est assez caractéristique de cet écosystème : une vingtaine d’entreprises, des TPE  ou des PME, pèsent localement et nationalement.  « Marport pour la pêche, Lorima pour la construc- tion navale ou NKE pour la navigation sont reconnues par les écuries de course au large, confirme Gilles Poupard,  elles créent une concentration de compétences. » On retrouve ce regroupement de compétences et de savoir-faire dans les autres domaines comme la construction navale, la pêche et les produits de la mer. « Avec une chaîne de production, de fournisseurs, et même de marchés, puisque 40 % des clients sont sur le territoire. Une véritable densité et complémentarité locales. »
 

Autre marqueur de cette structuration de l’économie portuaire, la création de groupements d’entreprises pour se positionner sur les marchés et réaliser des infrastructures adaptées : c’est vrai pour la construction navale, la plaisance, le port de commerce...  « Un mouvement qui va même plus loin : les filières s’unissent pour échanger et mutualiser », souligne Franck Antich du pôle aménagement économique d’Audélor.
 

Un port de commerce en progression
Le port de commerce de Lorient est pour sa part le seul en Bretagne à afficher un résultat en croissance avec une progression de 2,89 % de son  trafic. C’est le pôle hydrocarbures qui est le plus important, avec 950 000 tonnes importées, soit  40 % du trafic. Vient ensui e la nutrition animale avec 700 000 tonnes (34% du trafic, en baisse). Le vrac de construction comprend les sables et le  ciment, avec environ 500 000 tonnes. Le port de commerce cherche à développer des marchés de niche, comme l’import de mélasse (co-produit issu du raffinage du sucre), ou l’export de pneus broyés  (pour le recyclage), de calcaire marin ou de kaolin. En projet, le développement de l’export de céréales vers la péninsule ibérique, l’Europe du Nord et les pays du Maghreb. 
 

Une reconnaissance internationale
Les activités portuaires sont aussi source d’innovation : on retrouve de nombreuses entreprises ou structures dans les pôles de compétitivité Pôle Mer Bretagne Atlantique ou Valorial, dans des clusters.  « 40 % des brevets déposés localement concernent  les activités maritimes », confirme Gilles Poupard.  Autant d’atouts qui participent à l’attractivité du  territoire. « Aujourd’hui, on nous invite à présenter  les filières lorientaises dans le reste de la France et en Europe : Lorient est une place importante, citée en référence et prise en exemple notamment pour le port de pêche et le pôle course au large. » Lorient cultive donc sa particularité : celle de pôles très forts et référents au niveau national ou international. Un modèle d’excellence dans la diversité qui ne se retrouve pas ailleurs.
 

Si les activités portuaires affichent un tel dynamisme et une telle diversité aujourd’hui, c’est qu’elles ont dû sans cesse se renouveler pour se réinventer. Mais c'est aussi grâce au soutien des acteurs publics, dont Lorient Agglomération, qui ont investi dans le port de pêche, l'aire de réparation et de construction navale, les ports de plaisance, sans oublier la reconversion de l'ancienne base de  sous-marins. « C’est une force, mais c’est aussi une  économie fragile, rappelle Gilles Poupard.  La course  au large est liée aux sponsors, la pêche s’inquiète du  Brexit... » C’est ce qui s’est passé avec le départ de la Marine en 1997 puis la reconversion de la base de sous-marins, c’est ce qui se profile aujourd'hui avec le développement de la ferme pilote d'éoliennes flottantes au large de Groix. « Les EMR (2) constituent un relais de croissance possible, au croisement des  secteurs. » L’avenir se dessine selon cette même règle : se diversifier pour rebondir. Tourisme, énergies marines, nouvelles filières... Les options sont encore nombreuses.
 

En savoir + :
http://lorient.port.fr
keroman.fr


(1)  Les  emplois maritimes du Pays de  Lorient, évolution 2012-2016
www.audelor.com
(2) EMR : énergies marines renouvelable


E brezhoneg

Muioc’h evit 800 post-labour a zo a-barzh gennad  obererezh ar porzh hag ar servijoù stag en tolpad hag e ranker kontiñ an embregerezhioù liammet doc’h  an obererezh-se, evel gennad an treuzfurmiñ pesked ha ne ya en-dro nemet ma tro mat an traoù gant ar porzh-pesketa. Ouzhpenntra ec’h eus etre 8 ha 10 implij evit 100 bag er porzh, hervez Kevread ijinerezh ar sevel-bagoù. Er filierenn emañ mererion ar  porzhioù (bageal, kenwerzh,  pesketa), razh an obererezhioù kas marc’hadourezh a dremen dre ar porzh-kenwerzh ha beajourion, hag an obererezhioù pourchas servijoù ha meriñ gennad ar mor (stummiñ...).

 

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