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Ship-St conçoit les navires de demain

Le petit bureau d’études né à Nantes et implanté aussi à Lorient travaille sur le chalutier du futur et compte un bateau 100% électrique parmi ses réalisations.

Lunettes sur le nez et manette de console vidéo en main, Laurent Mermier, directeur et créateur de Ship-St suit en 3D un chalutier nouvelle génération. Il l’inspecte à tribord et bâbord. Il y pénètre aussi, découvrant ainsi l’aménagement intérieur pour y trier le poisson de la manière la plus pratique qui soit. « Au printemps dernier, j’ai passé une semaine sur un bateau de pêche en mer d’Irlande, raconte cet ancien salarié d’Alstom Leroux Naval. Je me suis rendu compte qu’on pouvait améliorer le confort de ces bateaux, pour apporter de meilleures conditions de travail aux pêcheurs et diminuer la consommation de gazole. Ça m’a donné envie de travailler sur ce projet de chalutier que nous pouvons maintenant proposer à des armateurs. »

«Nous sommes contraints à toujours innover»

Si les bateaux de pêche constituent un axe de développement, l’activité de Ship-St porte à 30 % sur la conception de bateaux à passagers de capacité moyenne. L’agence de Lorient a notamment travaillé sur le prochain courrier de Groix de la Compagnie Océane, qui est en cours de construction chez Kership à Lanester. Ship-St a également conçu le Melvan, qui relie Quiberon aux îles d’Houat et Hoëdic, le Fromveur 2, qui assure la liaison entre Brest et les îles Molène et Ouessant, un bateau 100 % électrique proposant des balades sur la Charente et un bac pour relier les deux îles de Mayotte. «Nos clients sont en majorité basés dans le Grand Ouest. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons choisi de nous installer à Lorient, une place centrale pour la construction navale, avec une équipe de 9 salariés», souligne Laurent Mermier.

Ship-St planche aussi sur des "bateaux de travail", comme ce chaland pour un chantier de Loire-Atlantique destiné à récupérer des gravats de dragage en Algérie. L’entreprise tisse également des partenariats avec des architectes, le plus souvent pour des péniches vouées à rester à quai à Paris. «Ces péniches sont habitées ou elles accueillent du public, pour des concerts ou des dîners.» Ship-St est aussi reconnue dans le domaine de l’océanographie et de l’exploration polaire. La société a ainsi réalisé des calculs pour le Polar Pod, le dernier bateau de Jean-Louis Étienne, qui dérivera autour de l’Antarctique en 2020. «Notre diversité, c’est un peu notre force, et elle nous contraint à toujours innover», conclut Laurent Mermier.

En 2016, Ship-St a enregistré un très bon chiffre d’affaires (un million d’euros). Le bureau d’études envisage de continuer à embaucher comme il l’a fait progressivement entre 2000 et 2017.

 

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