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Le covoiturage : des atouts à faire valoir

Encore peu utilisé pour les trajets du quotidien, le covoiturage a pourtant des atouts à faire valoir, offrant une alternative aux transports en commun et à la voiture solo. Sur la zone de Kerpont, les salariés s’y mettent peu à peu.

À  Kerpont, la zone d’activités à cheval sur  Lanester et Caudan qui concentre plus de 350 entreprises, certains automobilistes n’ont pas attendu la hausse des prix du carburant pour faire du covoiturage.

Tous les deux salariés chez Richard  Nettoyage, Delphine et Stéphane s’y sont mis il y a un  peu plus d’un an pour venir du Faouët où ils résident. « Parfois on se suivait en voiture, raconte Delphine. Un  jour, j'ai proposé à Stéphane de covoiturer, il m’a dit oui tout de suite. » Delphine et Stéphane roulent ensemble  deux fois par semaine, en fonction de leur emploi du  temps. « Une fois sur deux, je ne prends pas ma voiture, ce qui me fait une journée chaque semaine, soit 4 jours par mois ; j’ai une semaine de transports gratuits, se réjouit Delphine. Et puis c’est sympa de ne pas être seule : comme on discute bien, le trajet est agréable. »  « C’est vrai que les 36 kilomètres passent beaucoup plus vite quand on est ensemble  », confirme Stéphane.

Faire des économies tout en en rendant le trajet convivial, ce sont les deux principaux atouts du covoi- turage que les deux collègues ont découvert spontanément. Mais en cas de rendez-vous extérieur ou de  détour  ? «  On se prévient, on s’arrange très facilement.  Il faut que ce soit pratique pour nous deux », explique  Delphine. «  Je ne prends pas de rendez-vous les jours  de covoiturage et s’il y a besoin d’un petit détour, cela  ne me dérange pas  », complète Stéphane. Pour eux, la clé du succès est la communication : «  Comme on s’entend très bien, et qu’on n’est que deux, il est plus facile de s’arranger. Ce n’est pas une contrainte... Sinon, on ne le ferait pas  !  »

Dans d’autres entreprises de la zone aussi, le covoiturage a ses adeptes. À la Fonderie de Bretagne,  c’est même une habitude depuis de nombreuses  années. « Mais il est difficile de les quantifier , pointe  Anne Le Teuff, responsable communication. On sait  que les salariés covoiturent naturellement par affinité  ou par proximité, et selon leurs horaires. » Et ce sont  souvent les plus éloignés qui covoiturent, tant il est  vrai que le site bénéficie d’une bonne desserte, avec  la quatre-voies et même une ligne de bus spécifique depuis Lorient et Inzinzac-Lochrist, calquée sur les  horaires des trois huit. «  Mais nous constatons aussi  que beaucoup viennent encore seuls dans leur voiture : nous aimerions encourager cette mobilité différente et  écoresponsable.  » 

 

Et à Lorient Agglomération  ?
Une petite communauté de covoitureurs s’est créée sur la  plateforme OuestGo, même si de nombreux agents n’ont  pas attendu cet outil en ligne pour partager leur voiture.  Plus importante est la communauté des cyclistes  : les  agents sont en moyenne une cinquantaine à venir tous les  matins à vélo. Une indemnité kilométrique a même été mise  en place afin de les inciter à se déplacer en deux-roues. Plus nombreux encore sont celles et ceux qui utilisent  les transports en commun, entre 70 et 80, que ce soit le  réseau de la CTRL ou le train. Pour leurs déplacements  professionnels, les agents peuvent réserver un vélo aussi  facilement qu’une voiture et une plateforme disponible en  ligne leur permet d’avoir toutes les informations afin d’imaginer leur trajet sans voiture


Une plateforme pour les trajets de tous les jours
On ne présente plus Blablacar et son application de covoiturage, très utilisée pour des trajets plutôt longs, pour se rendre en  vacances ou pour aller rendre visite à  sa famille. Mais pour les trajets du quotidien, pour se rendre au travail ou sur son lieu d’études, le réflexe n’est pas encore pris. « Les principaux freins  invoqués sont les contraintes personnelles, aller chercher les enfants, faire les courses ou professionnelles, comme les horaires décalés », explique Odeline Marsaux, l’une des animatrices de  l’association Ehop, qui a créé la plateforme locale de covoiturage OuestGo.

Sur cette plateforme sont mis en relation celles et ceux qui  cherchent un trajet et les automobilistes qui en proposent. Elle  garantit même aux personnes inscrites un retour au cas où le  covoiturage ne serait plus possible (une urgence à gérer pour  le conducteur, par exemple). Elle permet aussi  le covoiturage solidaire pour les personnes qui  n’ont pas de solution de mobilité pour accéder à  un travail, une formation, un stage, une mis- sion d’intérim, un entretien d’embauche... Les  personnes concernées sont contactées par la  plateforme dès qu’une solution de covoiturage a  été trouvée.

www.ouestgo.fr
Covoiturage solidaire : 02 99 35 01 56 du lundi au vendredi (9h30-17h) ou via le formulaire de contact disponible sur le site.


E brezhoneg
Ne vez ket graet kalz gant ar c’henweturiñ c’hoazh evit pennadoù-hent ar pemdez, ha neoazh ec’h eus perzhioù mat gant ar mod  treuzdougen-se, oc’hpenn an treuzdougen boutin hag ar c’harr en e-unan. Gopridi tachad Kerpont zo krog da genweturiñ tamm-ha-tamm. Bout ec’h eus ur savenn genweturiñ lec’hel, he anv OuestGo, hag a zo bet roet lañs dezhi gant ar gevredigezh Ehop.Gant ar  savenn-se e vez laket tud a glask ur pennad-hent e darempred gant bleinerion a ginnig unan.

 

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