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· DOSSIER

« On travaille avec du vivant »

Une vingtaine d’agents est chargée sur le territoire de faire fonctionner et de contrôler les équipements nécessaires au traitement des eaux usées.

L’assainissement, c’est un défi de tous les jours. On ne sait jamais d’avance la quantité et la qualité d’eau qu’on aura à traiter. C’est pour ça que j’ai choisi ce métier.

Responsable des stations de traitement des eaux usées (ou station d’épuration) du secteur de Plouay*, Jean-Marie Villefranche s’avère vite intarissable sur le sujet. Et il a à coeur d’alerter les habitants sur des habitudes domestiques qui compliquent le traitement des eaux usées, comme la surconsommation de shampoing ou de liquide vaisselle ou le fait de jeter des lingettes dans les toilettes, au risque de boucher les réseaux.

On travaille avec du vivant. Ce sont les bactéries qui assainissent les eaux usées. C’est un processus naturel que nous ne faisons qu’accélérer,

explique- t-il.

Et pour travailler, les bactéries ont besoin d’air. Cette étape est réalisée dans un bassin biologique. Il est alimenté en oxygène, un élément indispensable qui nourrit les bactéries chargées de digérer les matières organiques et azotées contenues dans les eaux usées. Avec un seul objectif : que toutes les eaux soient traitées.

Une surveillance 24 h/24

Tout est mécanique ou biologique sauf le traitement du phosphore (un élément que l’on retrouve dans les détergents ménagers, NDLR) qui se fait par un procédé chimique,

complète Jean-Marie.

Nous avons aussi en tête de station un dégrilleur qui permet d’arrêter les plus gros déchets et un séparateur pour la graisse et les sables.


Après leur passage dans le bassin biologique, les eaux passent dans le clarificateur. Les boues se déposent au fond de l'ouvrage par décantation avant d'être déshydratées. Elles seront au final utilisées en épandage agricole ou comme engrais pour les plantes.

Tous les matins, nous prélevons l’eau en sortie de station qui est rejetée dans le ruisseau qui borde la STEP (station d'épuration),

souligne Christophe Le Gallo, responsable quant à lui de l’installation de Guidel.

On vérifie l’acidité, les concentrations des paramètres ammonium, nitrate, nitrite et phosphate. Les analyses sont transmises mensuellement à la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer). Et si la qualité de l’eau se dégrade à l’entrée, par exemple suite à une pollution accidentelle, on a 24 heures pour ajuster le traitement avant qu’elle ne sorte de la station.

Outre la station d’épuration, les deux agents en charge du secteur de Guidel, comme ailleurs, doivent surveiller 35 postes de relevage, des équipements qui permettent de « pousser » l’eau dans le réseau malgré la pente.

Nous avons un logiciel qui permet de visualiser à distance le fonctionnement de ces postes,

explique Jessy Le Gougaud, agent de conduite de STEP.

Ces postes fonctionnent sous alarme 24h/24. Nous sommes alertés à la moindre anomalie, notamment en cas de débordement.

En dehors de la journée classique de travail, deux agents sont d’astreinte à partir de 16 h 30 jusqu’au lendemain, ainsi que chaque week-end à tour de rôle, afin d’intervenir en cas de panne mécanique ou électrique. Deux électromécaniciens, et 3 agents « atelier mécanique » sont amenés à réparer les pannes nécessitant des connaissances spécifiques.

Sur les stations d’épuration ou les postes de relevage, les installations électriques peuvent être complexes,

souligne Cédric Petit.

On intervient sur des disjoncteurs, des tableaux de fusibles, des moteurs, des variateurs… Certains équipements requièrent jusqu’à 200 ampères de puissance. C’est 10 à 15 fois plus que n’importe quel appareil électroménager. Des réparations, c’est tous les jours.


Un investissement record

Depuis 2020, Lorient Agglomération a largement augmenté la part d’investissement pour la production d'eau potable ou le traitement des eaux usées, que ce soit pour le renouvellement des réseaux ou la construction/ modernisation de ses usines.

  • Investissement 2020/2025 eau potable : 40 millions d’euros
  • Investissement 2020/2025 eaux usées : 52 millions d’euros

 

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