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Le nautisme, une filière qui embauche

Alors qu'une journée pour l'emploi maritime était organisée le 29 mars, Les Nouvelles ont donné la parole à ceux qui ont choisi cette filière riche en formations sur le territoire de l'agglomération.

Florent Le Moigno, maître de port à Kernével

Licence pro métiers du nautisme à l’Université de Bretagne Sud

« Les bateaux, les ports, ça m’intéressait vraiment. J’ai vu que la formation licence pro métiers du nautisme ouvrait. Ce qui m’a plu, c’est que j’ai pu utiliser mes compétences acquises en biologie dans le domaine portuaire. » Son diplôme en poche, Florent Le Moigno a effectué un stage dans un chantier naval où il a mis en place un plan de gestion des déchets dangereux. « Mais je n’ai pas voulu me spécialiser dans ce domaine. Comme la plupart des employés de port, j’ai commencé comme saisonnier à Lorient La Base. Après, j’ai obtenu un CDI comme agent de port à Kernével. Le site venait juste d’être certifié pour le management environnemental ; j’ai été amené à travailler sur cette question pour les six ports de Lorient Agglomération. En 2015, on m’a proposé de prendre la direction du port de Kernével. J’ai accepté avec grand plaisir ! »

"J'ai commencé comme saisonnier à Lorient La Base."

 


Yves Lecointre, en alternance chez Marsaudon Composites

BTS construction navale, pôle formation des industries technologiques à Lorient

«J’ai toujours navigué, en famille ou avec des amis. J’adore la mer. Ça me semblait évident de travaillerdans ce domaine. J’ai trouvé une formation BTS et depuis six mois, j’alterne entre l’entreprise et le pôle formation industries technologiques à Caudan.» Yves y apprend le métier de stratifieur. Chez Marsaudon Composites, à Lorient La Base, il assemble des bateaux qui arrivent en pièces détachées à l’aide de fibre de verre et de résine ; il fabrique également des moules et s’occupe de l’accastillage. «Après, j’ai dans l’idée de suivre une licence, si possible à l’université de Lorient, pour ensuite intégrer une école d’ingénieurs et devenir ingénieur ou architecte naval. » Grâce à sa formation rémunérée, le jeune Riantécois a pu acquérir un bateau, un Flash Poker de 1975 de 8,50 m qu’il a mis au ponton à Locmiquélic.

« Il est habitable ; ça me permet de faire de bons breaks à Belle-Ile, Groix ou aux Glénan. »

"Je voudrais devenir architecte naval"

 


Mathieu Ullio, en stage chez Macif

Préparateur de voiliers de course (AFPA)

Salarié chez CDK Technologies, chantier constructeur du plus grand multicoque à ce jour (Spindrift 2), puis chez ADH-Inotec où il a travaillé sur des trimarans engagés dans le Tour de France à la voile, Mathieu Ullio avait envie d’évoluer. « Plutôt que de travailler sur plusieurs unités de série, je voulais me concentrer sur un seul et même bateau. Dès que j’ai su que la formation préparateur de voiliers de course ouvrait, j’ai sauté sur l’occasion ! » Mathieu a donc quitté son poste et a été admis à la première session de formation qui s’est déroulée durant trois mois dans le bloc K3 de Lorient La Base. « La formation était animée par un préparateur de voiliers et j’ai beaucoup appris. Cela m’a permis de faire un stage de deux semaines chez Mer Forte, l’entreprise qui gère Macif, le bateau de François Gabard. Ils m’ont rappelé début janvier pour un contrat d’un mois. Je dois faire en sorte que le bateau soit impeccable pour la prochaine course, cet été. Ce seront ensuite les rencontres et mon expérience dans ce team ou ailleurs qui me permettront d’obtenir d’autres contrats. Je pense que mes années de travail en fabrication sont vraiment un plus.»

"Se concentrer sur un seul bateau"

 


Jérémy Place, stratifieur chez Keroman Technologies (CDK)

CQP Matériaux composites nautiques(GRETA)

Alors qu’il était régisseur d’événements à Paris, Jérémy Place a emménagé avec sa famille à Larmor-Plage en septembre 2015. « Je voulais me reconvertir dans un métier plus sédentaire. J’avais envie d’être présent au quotidien à la maison, avec ma femme, pour voir grandir mes enfants. J’ai suivi durant 8 mois la formation matériaux composites, prise en charge par la Région. Soit 5 mois en atelier au lycée Jean-Macé, à Lanester, puis 3 mois en entreprise. J’ai fait trois stages différents à Lorient : chez Gepeto Composite en construction assemblage et réparation, un autre chez Colle Carbone et Cie, qui fabrique des petites pièces pour bateaux de course, puis chez SEAir, une start-up qui conçoit des foils avec une imprimante 3D. À L’issue de la formation, j’ai été embauché en CDD chez Keroman Technologies avec un contrat jusqu’en juin 2017. Je suis stratifieur et je travaille sur l’assemblage des coques centrales de bateaux. Je suis très content de me lever le matin pour aller travailler à Lorient La Base. Ça me change vraiment de Paris ! »

"Ca me change de Paris !"

 


Virginie Magré, stratifieuse chez Keroman Technologies

Composite haute performance (AFPA)

« Je suis restée 8 ans dans la Marine nationale, comme secrétaire puis assistante de direction. J’ai déménagé à Brest, Toulon ; j’ai même travaillé un mois sur le porte-avion Charles-de-Gaulle. J’ai bifurqué comme assistante dentaire, mais au bout de quatre ans, j’en avais aussi fait le tour ! Au fond de moi, j’avais envie de travailler en équipe et surtout de pratiquer un métier manuel. Alors quand je suis tombée sur un article présentant la formation en composite haute performance, j’ai sauté sur l’occasion ! » À 36 ans, Virginie Magré a donc opéré un tournant professionnel, pour son plus grand bonheur. « J’ai d’abord travaillé comme intérimaire dans plusieurs entreprises, puis j’ai été contactée par CDK technologies. Depuis septembre, je travaille à Lorient. Actuellement, on assemble le Banque Populaire 9, le prochain bateau d’Armel Le Cléac’h*. C’est très gratifiant. » Virginie se lève tous les matins avec l’envie d’aller travailler. « L’ambiance est très sympa !Même si je gagne moins qu’avant pour l’instant, je ne regrette pas mon choix. Je suis vraiment faite pour un métier manuel ! »
* Le vainqueur du Vendée Globe

"Je suis vraiment faite pour un métier manuel"

 


Annabelle Boudinot, ingénieure et second capitaine sur le bateau Race For Water

Capitaine 200 (Centre européen de formation continue maritime)

Annabelle a découvert la voile à 7 ans. À 16 ans, elle passe le monitorat de voile professionnel, ce qui lui permet d’enseigner cette pratique chaque été entre 18 et 22 ans, au mythique club des Glénan. Elle suit des études d’ingénieur et s’oriente sans hésiter vers l’architecture navale. Elle travaillera ensuite trois ans chez VPLP à Vannes, célèbre agence qui conçoit des voiliers de course, tout en continuant à faire de la voile et à participer à des compétitions. « J’ai alors pris conscience que j’avais vraiment envie de naviguer et de partir à l’aventure. J’ai donc décidé de quitter l’agence où j’étais en CDI quand on m’a proposé d’embarquer sur la goélette La Louise basée à Étel pour acheminer des gens partant en expédition mer et montagne au Groenland et en Islande. C’était une super opportunité ! Mais il fallait que je sois titulaire du diplôme de Capitaine 200. J’ai donc suivi la formation à Lorient et Concarneau. » La Vannetaise partira le 9 avril de Lorient La Base sur le bateau solaire Race for Water. « Je vais être second capitaine pour convoyer le bateau vers Madère, puis plus tard dans les Caraïbes. C’est mon double profil d’ingénieur et de navigatrice qui a vraiment plu. Je compte d’ailleurs prochainement passer le Capitaine 500 UMS de façon à pouvoir un jour être capitaine d’un bateau ! »

"J'ai envie de partir à l'aventure"

 

 

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