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« On a remis le cours d’eau dans son lit »

À Hennebont, le Merdy a retrouvé un cours naturel et peut de nouveau jouer pleinement son rôle d’épurateur, essentiel à la qualité des eaux dans le territoire.

Sur 250 mètres, juste à côté de la future salle de tennis de table d’Hennebont, à l’entrée de la ville, le ruisseau du Merdy a refait surface. L’expression est à prendre au sens propre puisque ce petit cours d’eau, qui alimente le Blavet, passait auparavant sous la friche Jubin, un ancien site industriel. « On a remis le Merdy à ciel ouvert », se félicite Fabien Carré, technicien rivières à Lorient Agglomération. Deux mois seulement après la fin des travaux, des herbiers aquatiques ont fait leur apparition, preuve de la « bonne santé » du ruisseau, qui jouera son rôle d’épurateur naturel pour ces eaux qui terminent leur course dans la rade. Les travaux entrepris par Lorient Agglomération ont même permis de reconstituer des zones humides qui sont, elles aussi, « les meilleurs systèmes d’épuration qu’on connaisse », confirme Fabien Carré. « Cela permet aussi d’assurer la continuité écologique pour des poissons comme l’anguille ou la truite fario. Quand on remet un cours d’eau dans son lit, c’est très favorable à la vie biologique », ajoute-t-il.

L’objectif de ce chantier, comme toutes les actions menées par le service, est d’atteindre le bon état écologique des masses d’eaux, principalement le Blavet et le Scorff, deux rivières dans lesquelles est puisée l’eau potable et dont les bassins-versants abritent une riche biodiversité, mais aussi des petits fleuves côtiers, comme la Saudraye, le ruisseau du Fort Bloqué, le Ter ou le Riant. « Nous menons un travail de fond afin d’améliorer la qualité des milieux aquatiques dans tout le territoire, explique Stéphanie Harrault, responsable gestion des milieux aquatiques à Lorient Agglomération. Outre les travaux sur les milieux aquatiques, nous luttons également contre les pollutions diffuses, d’origine urbaine et agricole. On retrouve moins de nitrates dans les eaux qu’avant, cependant ces taux restent trop élevés au regard de la prolifération des algues vertes dans la rade. Aujourd’hui, les produits phytosanitaires constituent une problématique importante dont les désherbants. »

« Des efforts à poursuivre »
L’Agglomération finance le diagnostic des exploitations agricoles afin d’évaluer les risques de pollution et proposer des actions. « Nous nous intéressons aux parcelles les plus proches du cours d’eau, explique Stéphanie Harrault. Les pratiques agricoles ont beaucoup évolué ces dernières années. Lorient Agglomération accompagne les agriculteurs qui souhaitent aller plus loin en faveur de l'environnement. » Lorient Agglomération finance aussi leur certification au label bio durant les trois premières années de conversion, et un travail est également mené sur le foncier afin de favoriser le développement des surfaces en herbe, plus favorable à la qualité de l’eau que le maïs.

Pour contrôler la qualité de l’eau, et donc évaluer les actions menées, des prélèvements sont réalisés tous les mois dans les principaux cours d’eau et envoyés au Laboratoire départemental d'analyses du Morbihan... « Aujourd’hui, nous sommes arrivés au bon état écologique du Scorff, mais la feuille de route vise le très bon état biologique des eaux. Pour les cours d’eau côtiers et le Blavet, il faut encore progresser. »


De quoi parle-t-on ?
Lorient Agglomération a la charge de la gestion des milieux aquatiques dans les deux bassins versants du Scorff et du Blavet, un territoire qui comprend les affluents de ces deux fleuves mais aussi toutes les surfaces (étangs, ruisseaux, champs…) dont l’eau est susceptible de finir sa course dans l'un des deux fleuves. L’objectif est de limiter toutes les pollutions – agricole ou urbaine – qui nuisent à la qualité de l’eau, tant pour sa consommation que pour la biodiversité. Des actions sont menées tout au long de l’année auprès des agriculteurs afin de les sensibiliser à des alternatives aux produits polluants (nitrate, phosphore, pesticides..) et à la nécessité de lutter contre le ruissellement d’eau sur leurs champs. Les communes, professionnels et jardiniers amateurs sont également encouragés à entretenir jardins et espaces verts sans utiliser de produits phytosanitaires. Par ailleurs, des travaux sont entrepris pour redonner à certains cours d’eau leur fonction naturelle d’épuration et pour créer, ou recréer, des zones humides, propices à la biodiversité.

 

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