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Ces métiers qui recrutent

Dans le cadre du plan national de relance, tous les acteurs se mobilisent pour mettre en avant les formations qui offrent des débouchés.

Chaque année, avec jusqu'à mille offres d'emploi dans la région, le salon Pro et Mer le démontre : le secteur de la mer offre de nombreux débouchés, témoignant ainsi de la vitalité de la filière malgré la crise. « Sur l’agglomération, nous recherchons du monde en production, dans les métiers de la construction et de la réparation navale, depuis les composites jusqu’à la course au large, souligne Anne-Marie Cuesta, déléguée générale de Bretagne Pôle naval. Il existe de nombreux secteurs spécifiques qui sont en tension depuis plusieurs années, comme les métiers portuaires, ceux liés à la pêche, ou encore l’ingénierie avec les énergies marines renouvelables, les dessinateurs-projeteurs, les chefs adjoints de projet. »

Pourquoi ces entreprises ont-elles des difficultés à recruter ?

« Certains secteurs ou métiers sont mal connus ou souffrent d’un manque d’attractivité, constate Freddie Follezou, vice-président chargé du développement économique et de l’emploi à Lorient Agglomération. Et avec 7 % de taux de chômage, le Pays de Lorient fait mieux que la moyenne nationale, la situation de l’emploi y est plutôt favorable. » Près de 3 400 emplois ont été créés sur le territoire depuis 2015, dans des secteurs très divers, notamment dans le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration (la conjoncture ayant bien sûr évolué avec la crise sanitaire).

Des besoins locaux très ciblés

« Depuis quatre ou cinq ans, certains secteurs peinent à recruter, confirme Christelle Méhat, directrice de l’agence Pôle Emploi de Lanester. Notamment le bâtiment, les services à la personne, la santé, l’industrie, l’agroalimentaire. » Ces difficultés de recrutement sont parfois liées à l’évolution des activités, comme par exemple le développement de l’automatisation des entreprises industrielles. « Il faut du personnel pour faire fonctionner ces machines, mais les entreprises doivent compter plus d’un an pour réussir à recruter », fait remarquer Anne-Valérie Rodrigues,conseillère déléguée en charge de la formation et de l’économie sociale et solidaire. S’ils sont en tension, c’est parce que ces métiers demandent parfois une grande technicité. Les motivations mêmes des demandeurs d’emploi évoluent : l’aspect financier compte, mais aussi l’épanouissement personnel, la mobilité, le cadre de vie… Le rapport au travail change en même temps que la société.

C’est là toute la problématique de l’emploi : ajuster l’offre de formation aux métiers qui recrutent, orienter et accompagner tous les publics vers des débouchés assurés et participer au développement économique du territoire. Une équation complexe qui nécessite une prise en charge sur mesure. « On a revu toute notre offre de formations pour la simplifier, expose Gaël Le Saout, présidente de la commission économie à la Région Bretagne et référente Pays de Lorient. Nous proposons deux dispositifs clés : Prépa, un accompagnement pour bien préparer son projet professionnel, et Qualif pour l’acquisition de compétences. »

Dans le Pays de Lorient, la Région oriente ainsi vers 81 formations, du CAP à bac+3, dans plusieurs secteurs d’activité identifiés comme ayant des besoins : bâtiment, industrie, logistique, services à la personne, maritime, informatique et numérique, commerce. En 2020, il y a eu 1 351 entrées en formation sur le territoire. « Nous élaborons parfois des actions territoriales expérimentales : des formations sur mesure pour une filière ou un employeur, comme la formation filetage du CFA de Lorient, organisée avec les mareyeurs du port de pêche, ou une autre tournée vers les métiers du textile avec l'entreprise Le Minor à Guidel. »

Une démarche qu’applique aussi ponctuellement Pôle Emploi. « Nous avons organisé une formation collective pour une entreprise de couture industrielle, reprend Christelle Méhat. Nous concentrons notre attention sur la formation en proposant des certifications professionnelles complémentaires : permis poids lourd, habilitation électrique, licence de soudure ou cariste… Des compétences nécessaires pour accéder au marché du travail. »

Des moyens en plus

Région, Mission locale (soutenue financièrement par Lorient Agglomération), Pôle Emploi et organismes de formation travaillent ensemble. La collaboration fonctionne bien dans l'agglomération, elle permet de répondre aux besoins urgents et d’anticiper ceux de demain. Pour 2021 et 2022, la Région va ainsi ouvrir plus de 3 700 places supplémentaires en formations professionnelles, surtout pour les moins de 30 ans, les plus durement touchés par la crise, et près de 800 places dans les carrières sanitaires et sociales. L'objectif est d’atteindre 30 % de formation dans les secteurs stratégiques : industrie, énergies marines en vue de l’éolien flottant à Groix, métiers du numérique, de la transition écologique…

Une enveloppe budgétaire de 90 millions d’euros est déjà prévue, qui sera abondée par une dotation de l’État en réaction à la crise sanitaire pour atteindre les 175 millions. Une partie de cette dotation (26 millions) intervient dans le cadre du plan national « 1 jeune 1 solution », qui mobilise plusieurs leviers : aides à l’embauche, formations, accompagnements, aides financières aux jeunes en difficulté, afin de répondre à toutes les situations. L’objectif est de ne laisser personne sur le bord de la routesition écologique…

www.bretagne.bzh
www.bretagnepolenaval.bzh
www.mllorient.org

 

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