Accueil > Actions > Gestion du trait de côte
La frange littorale de Lorient Agglomération s’étend sur un linéaire de 132 km entre la Laïta et la Petite Mer de Gâvres. Elle offre une grande diversité : plages sableuses, falaises, massifs dunaires, tombolo, rias, vasières…
Afin de continuer d’adapter son territoire face aux risques côtiers, Lorient Agglomération porte pour le compte de ses communes littorales l’étude de Cartographie locale d’exposition au recul du trait de côte.
Les résultats de cette étude constitueront le point de départ de la Stratégie locale de gestion du trait de côte en cours d’élaboration à l’échelle du territoire.
Le trait de côte désigne la limite entre la terre et la mer.
Selon le type de côte, cette limite peut être définie par :
Dans le cadre des études scientifiques, le trait de côte est défini comme la limite atteinte par la mer lors d’une marée haute dans des conditions météorologiques normales (hors surcote, hors tempête, etc.).
Lorsqu’un espace littoral présente un déficit sédimentaire, c’est-à-dire lorsqu’il perd plus de matière qu’il n’en gagne, on parle d’érosion.
A l’inverse, lorsqu’un espace littoral gagne en matière (par exemple un apport de sable), on parle d’accrétion.
Lorsque le littoral ne réussit plus à se recharger en sédiments, ou bien lorsqu’un évènement de forte énergie vient le frapper, la mer grignote progressivement la terre : on parle de recul du trait de côte
Ce phénomène peut être momentané (lors d’une tempête par exemple) ou progressif.
Il est notamment accentué par :
Il entraine une perte nette de terres : en France, près d’un quart du littoral recul du fait de l’érosion côtière (source : morbihan.gouv, 2026).
Sur les 12 communes littorales de l’agglomération de Lorient, 10 sont concernées par le phénomène d’érosion du trait de côte :
Ces communes ont été invitées à intégrer le décret « érosion » issu de la loi Climat et Résilience (2021), afin de cartographier l’évolution de leur trait de côte.
D’après les connaissances et méthodes scientifiques connues aujourd’hui, à l’échelle communale, où peut-on estimer que se situera la limite terre-mer dans 30 ans ? dans 100 ans ?
Les calculs de la projection du recul du trait de côte ont vocation à répondre à cette question.
Les résultats sont ensuite retranscrits :
Cette démarche est volontariste. Sur le territoire de Lorient Agglomération, 6 communes sont d’ores et déjà engagées : Gâvres, Groix, Guidel, Lanester, Locmiquélic, Riantec.
Les communes qui le souhaitent peuvent rejoindre la démarche à tout moment après délibération de leur conseil municipal.
A la volonté des communes littorales, Lorient Agglomération pilote l’étude en y associant de nombreux partenaires.
Une fois les cartes établies et les projections des traits de côtes connues, l’objectif est d’adapter le territoire en fonction, pour réduire sa vulnérabilité. Cela passe par l’évolution des documents d’urbanisme qui devront prendre en compte ces zones et la mise en place d’une nouvelle réglementation y attenant. En parallèle, un plan d’action opérationnel dans le cadre de la Stratégie locale de gestion du trait de côte à venir.
Toujours afin de permettre l’adaptation de la bande côtière aux risques, Lorient Agglomération s’est engagé en juin 2025, à élaborer une Stratégie locale de gestion du trait de côte (SLGTC).
La Stratégie locale de gestion du trait de côte est issue de la Stratégie Nationale de Gestion Intégrée du Trait de Côte, adoptée en 2012, ayant pour ambition de « renforcer la connaissance sur le trait de côte et favoriser la mise en place de stratégies locales pour adapter les territoires aux évolutions du littoral » (d’après Géolittoral).
Comme pour le Programme d’Actions de Prévention des Inondations (voir page « prévention Inondation »), la stratégie reposera sur des axes stratégiques déclinés en actions concrètes : gestion, aménagement, études, concertation, culture du risque, etc.
L’ensemble des actions futures en matière d’aménagement et gestion du littoral devront s’inscrire dans cette stratégie.
La stratégie viendra en complémentarité aux outils déjà existants (PAPI, PCAET, PPRL, SCoT…) pour avoir une connaissance croisée et globale de l’ensemble des risques à l’échelle intercommunale.