Déployés à titre expérimental sur plusieurs places réservées aux personnes à mobilité réduite (PMR) sur 15 communes de Lorient Agglomération, de nouveaux visuels représentant les quatre familles de handicap invitent à dépasser le seul symbole du fauteuil roulant et à reconnaître la diversité des situations, souvent invisibles. Derrière un macaron PMR, le handicap n’est pas toujours perceptible. Cette initiative invite à dépasser les idées reçues et à mieux comprendre qui sont les bénéficiaires légitimes de ces emplacements.
Une signalétique expérimentale pour élargir la perception du handicap
Pour faire évoluer le regard porté sur le handicap, l’agglomération a proposé aux communes de tester un nouveau visuel apposé sur certaines places réservées. Concrètement, des autocollants représentant les quatre grandes familles de handicap viendront recouvrir le pictogramme habituel.
Déployée à titre expérimental dans plusieurs communes volontaires du territoire (dans un premier temps Brandérion, Bubry, Calan, Gestel, Hennebont, Inguigniel, Lanester, Languidic, Larmor plage, Lorient, Plouay, Port-Louis et Quéven), cette opération de communication vise un double objectif. D’une part, rappeler que l’accessibilité concerne une pluralité de situations. D’autre part, favoriser l’accueil de toutes et tous dans l’espace public en rendant cette diversité immédiatement lisible.
Des emplacements réglementés au service de besoins essentiels
Les places dites PMR répondent avant tout à des exigences fonctionnelles. Elles garantissent une proximité avec les services et lieux de vie. Elles intègrent également des dimensions spécifiques permettant l’ouverture complète des portières, l’accès au coffre et la sortie d’équipements tels qu’un fauteuil roulant ou du matériel adapté.
Ces emplacements sont strictement destinés aux titulaires de la Carte Mobilité Inclusion (CMI) mention stationnement, délivrée par le Département sur avis médical. Elle concerne notamment les personnes présentant un taux d’incapacité d’au moins 80 %, bénéficiant d’une pension d’invalidité de type 3, ou dont le handicap réduit fortement la capacité de déplacement à pied ou nécessite un accompagnement.
Il convient par ailleurs de rappeler que 80 % des handicaps sont invisibles. Troubles psychiques, mentaux ou cognitifs, handicaps auditifs, visuels, douleurs chroniques invalidantes : autant de situations qui ouvrent droit à la CMI stationnement. La carte, apposée derrière le pare-brise du véhicule transportant la personne concernée, suffit à légitimer l’usage de la place. Aussi, il importe d’éviter tout jugement hâtif. Une personne quittant son véhicule sans fauteuil peut être pleinement en droit d’utiliser cet emplacement, sans avoir à justifier la nature de son handicap ou celui de la personne qu’elle accompagne. Cette nouvelle signalétique s’inscrit précisément dans cette démarche de pédagogie collective.