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· MER

Deux projets éoliens soumis au débat public

Les Nouvelles vous présentent les principaux enjeux du débat public en cours qui porte sur le principe d’implantation d’une soixantaine d’éoliennes flottantes, dont la mise en service pourrait intervenir entre 2026 et 2028.

La transition énergétique
Afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, la part des énergies renouvelables en France doit être portée de 16 % en 2016 à 33 % en 2030. L’éolien en mer est une composante capitale de cette production d'énergies renouvelables : le vent est plus fort et plus régulier qu’à terre, les espaces en mer permettent d’installer un plus grand nombre d’éoliennes et de plus grande taille, il s’agit également d’une filière jugée compétitive à terme. Par ailleurs, le bilan carbone d’un parc éolien en mer est largement inférieur au bilan carbone d’autres modes de production d’électricité (éolien terrestre, photovoltaïque, centrale à gaz, centrale à charbon…).

L’impact sur l’environnement marin
Si la zone d’étude en mer ne comporte aucune aire marine protégée (il y a 15 espaces de protection de ce type en France aujourd’hui), elle est entourée de plusieurs zones remarquables : zone Natura 2000 autour de l’île de Groix, zones spéciales de conservation ou encore ZICO (Zone importante pour la conservation des oiseaux). Concernant les poissons, les crustacés et les mollusques, la zone d’étude est un secteur de reproduction et de nourriceries pour de nombreuses espèces dont certaines sont importantes pour la pêche, comme la langoustine et le merlu.

La localisation
La quantité de vent disponible conditionne très directement la quantité d’électricité produite par une éolienne en mer, et donc la rentabilité économique du projet. L’État a défini une zone d’étude de 1 330 km² à l’intérieur de laquelle une zone plus précise d’implantation de 600 km² sera déterminée plus tard. À l’issue du débat public, des études seront lancées pour mesurer le vent, la houle et l’impact sur les fonds sous-marins. Ces études permettront d’avoir une connaissance fine de la, ou des zones qui auront émergé du débat public.

Le raccordement à terre
RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, recherche pour l’implantation de ses postes un emplacement qui évite des terrassements importants, présente un intérêt écologique limité et dans un lieu favorable à son insertion paysagère : une façon de limiter les nuisances sonores et visuelles, ainsi que l’impact écologique du chantier de construction.

La cohabitation avec les autres activités
La zone d’étude en mer accueille une activité de pêche, notamment celle de la langoustine, dont le poids économique est important pour le territoire. Compte tenu des conditions actuelles d’exercice de la pêche maritime et des enjeux de gestion durable des ressources, les professionnels sont très sensibles à la multiplication des contraintes liées à la coexistence avec de nouveaux usages, dont l’éolien en mer. En termes de trafic, l’implantation d’un parc éolien en mer peut avoir des effets sur d’autres activités présentes dans la rade comme le port de commerce, la course au large, la base aéronavale de Lann-Bihoué, la plaisance, le tourisme, le nautisme…

Calendrier du débat :
30 janvier 2021 :
Publication du compte-rendu du débat par la CPDP et du bilan par la CNDP.

Au plus tard le 30 avril 2021 :
Annonce de la décision concernant les suites du projet par le maître d’ouvrage.

En cas de poursuite du projet, mai 2021 :
Désignation par la CNDP d’un garant chargé de veiller à la bonne information et à la participation du public jusqu’à sa consultation prévue avant la délivrance des autorisations administratives.

Juin 2021 :
Début des études techniques et environnementales. Début de la procédure d’appel d’offres pour l’attribution du projet (appel public à la concurrence précédant le dialogue concurrentiel).


Source : Commission nationale du débat public

Site internet du débat public : eolbretsud.debatpublic.fr


Et la ferme expérimentale de Groix ?
Courant 2022, une ferme de trois éoliennes flottantes sera installée au sud de l’île de Groix, à 15 kilomètres des côtes. Les enseignements tirés de cette expérimentation permettront d’améliorer les conditions de réalisation des deux parcs commerciaux d’éoliennes flottantes envisagés. En effet, le choix des technologies (notamment le type de flotteur) et les travaux de construction du premier parc débuteront après la mise en service de ce parc pilote. L’objectif est d’expérimenter cette technologie afin de l’optimiser mais aussi de valider le modèle économique de fermes éoliennes.

 

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