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Lorient a les cartes en main

Avec le départ de l’Ocean Race Europe et une étape de la Solitaire du Figaro, le territoire est plus que jamais candidat à l’accueil d’une grande course au large.

Lorient aura-t-elle bientôt sa grande course au large comme Le Havre avec la Transat Jacques-Vabre, les Sables-d’Olonnes avec le Vendée Globe, Concarneau avec la Transat en double ou encore Saint-Malo avec La Route du Rhum  ?

Tous les acteurs concernés en sont persuadés, au premier rang desquels Louis Viart, chef opérations de la classe Imoca, le type de bateaux taillés pour la course au large, très présente à Lorient avec une  dizaine de teams (Charal, Banque Populaire, Linked Out, Corum l’Épargne...). « Au dernier Vendée  Globe, un tiers des Imoca partis pour le tour du monde en solitaire avait une attache à Lorient La Base, souligne ce dernier. Ce n’est pas un hasard. Le pôle course au large bénéficie de toutes les infrastructures idéales pour mener un projet de cette envergure. Les équipes profitent aussi de la présence de prestataires spécialisés et il y a bien sûr le plan d’eau, qui permet de rentrer tout de suite dans le vif du sujet. En vingt minutes, les bateaux sont au milieu de l’océan. »

Si le territoire n’a plus accueilli de course au large depuis 2015, avec une étape de la Volvo Ocean  Race, il renoue cette année avec l’adrénaline de compétitions spectaculaires. Fin mai, le départ de l’Ocean Race Europe était donnée depuis Lorient La Base avec, sur la ligne de départ, douze équipages internationaux venus des États-Unis, du Mexique, du Portugal, de Pologne, d’Allemagne et bien sûr plusieurs équipages lorientais. « C’est une grande opportunité car c’est une course dont on parle beaucoup à l’étranger », souligne Louis Viat.

« C’est vrai qu’il manque une vraie belle course à  Lorient, confirme Jean-Philippe Cau, président de  Lorient Grand Large, la structure en charge d’animer le pôle au course au large de Lorient. Mais avec  l’Ocean Race Europe et la Solitaire du Figaro en août, on revient sur le devant de la scène et de nombreux organisateurs nous contactent. » Le Défi Azimut, couru en septembre dans les coureaux de Groix, est la preuve que le territoire a tous les atouts pour accueillir de grands événements nautiques. En dix ans, cette course créée à Lorient par un Lorientais s’est fait une place dans le calendrier international en devenant l’une des étapes du championnat du monde des Imoca.


« Un formidable pouvoir d’attraction »
Patrice Valton, vice-président chargé des ports et de la plaisance :

Le territoire sera-t-il un jour associé à une grande course au large comme les Sables-d’Olonnes au  Vendée Globe ou Saint-Malo à la Route du Rhum ?
Mais il l'a déjà été ! Durant dix ans, dans les années quatre-vingt, la Transat en double, qu’on appelait aussi Lorient-Les Bermudes-Lorient, a vu de grandes figures de la voile comme Éric Tabarly, Marc Pajot, Florence Arthaud, Philippe Poupon, Bruno Peyron... s’affronter sur un aller-retour dans l’Atlantique Nord. Plus récemment, Lorient La Base a accueilli deux éditions de la Volvo Ocean Race, en 2012 et 2015, une course mythique dans le monde anglo-saxon. Le territoire a donc une légitimité historique dans ce domaine. Mais il a surtout une légitimité technique et économique. Lorient a des atouts et attire des organisateurs grâce aux infrastructures de Lorient La Base, à la présence d’équipes, à une expérience incontestable en la matière.

Vous êtes donc optimiste ?
Tout à fait. La géographie du territoire est un formidable atout. Il suffit de regarder une photo aérienne de la rade et de Groix pour voir que le public peut assister à un départ de course depuis de nombreux points. Quand vous avez en tête les images du départ de la Route du Rhum avec le public massé sur le cap Fréhel, vous comprenez que les mêmes images trouveront preneurs à la télé et dans les médias en général. Aujourd’hui, la course au large se vit comme un  événement dont on peut venir profiter le week-end, comme un festival. Lorient n’est qu’à trois heures de Paris en TGV, c’est très facile d’y venir. Maintenant, il faut qu’on choisisse un événement qui colle avec l’identité du territoire. Mais je suis convaincu que Lorient aura un pouvoir d’attraction colossal dans les années à venir.

 

 

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